La crise économique a ralenti les migrations vers l'UE et exacerbé le ressentiment contre les immigrés dans les pays où le chômage reste élevé, souligne le rapport 2012 sur les migrations réalisé par l'OCDE et présenté le 27 juin à Bruxelles. "Le caractère sensible que revêtent les questions d'immigration pour l'opinion publique, alors même que le chômage reste élevé, ont incité de nombreux gouvernements à mettre en place des politiques migratoires plus restrictives", souligne l'OCDE. "La récession signifie moins d'immigration et augmente le chômage des immigrés, ce qui pose des problèmes en terme d'intégration", a noté le commissaire en charge de l'Emploi, Lazlo Andor, au cours d'une conférence de presse organisée avec la Commission européenne. "Le débat politique, pollué par une rhétorique xénophobe, n'aide pas à renverser cette tendance", a renchéri Cécilia Malmström, commissaire en charge des Affaires intérieures. Le rapport insiste pourtant sur le fait que d'ici à 2015, "l'immigration au niveau actuel ne sera pas suffisante pour maintenir la population en âge de travailler dans de nombreux pays de l'OCDE, particulièrement au sein de l'UE". Mais les Européens ont besoin de personnes très qualifiées, capables de s'intégrer dans le pays.
AFP/VNA/CVN