La porte-parole du Département d'État américain, Mme Victoria Nuland, a insisté sur le fait que les États-Unis se limitaient pour le moment à apporter une aide non-militaire à l'opposition syrienne en lutte contre le président al-Assad. "Pour revenir sur la question de l'intervention militaire, vous connaissez notre position. Nous ne pensons pas que verser de l'huile sur le feu permette de sauver des vies. Nous travaillons à mettre en place des moyens non-létaux d'aider les syriens", a-t-elle déclaré aux journalistes lors d'un point de presse régulier. Elle a souligné qu'une éventuelle sortie de crise en Syrie ne passerait pas par "plus de violence et de destruction". "La seule voie possible est de mettre fin à la violence, et d'entamer un véritable processus de transition politique", a-t-elle déclaré, ajoutant que "la grande majorité des Syriens continuent à ne pas souhaiter d'intervention militaire étrangère". Les forces gouvernementales et les rebelles s'affrontent depuis plusieurs derniers jours à Damas, la capitale, et à Alep, la deuxième ville du pays. Le Syrie a accusé des "groupes terroristes soutenus par un complot étranger" d'être responsables des troubles qui agitent le pays depuis 17 mois. Le 26 juillet, le président al-Assad a publié une loi prévoyant la création d'un tribunal chargé d'enquêter sur les questions liées au terrorisme.
XINHUA/VNA/CVN