Les projets majeurs des ZE littorales sont, entre autres, les raffineries N°1 et N°2 dans la ZE de Dung Quât, dont le maître d’ouvrage est le groupe PetroVietnam ; le complexe sidérurgique et le port en eau profonde de Son Duong du groupe taiwanais de Formosa dans la ZE de Vung Ang ; le port international de Van Phong dans la ZE du même nom... Ces projets promettent de donner «une position et une force nouvelles» à l’industrie lourde du Vietnam. Selon le ministère du Plan et de l’Investissement, bien qu’elles soient récentes, les ZE littorales contribuent significativement au développement économique. Rien qu’en 2011, le chiffre d’affaires généré dans ces dernières s’élevait à environ huit milliards de dollars, la valeur à l’exportation à un milliard de dollars, sans oublier les près de 20 milliards de dôngs de contribution au budget de l’État. Outre les intérêts économiques, les ZE littorales emploient près de 30.000 travailleurs locaux. Pourtant, le ministère du Plan et de l’Investissement pointe aussi du doigt certaines faiblesses. Exploitées en moyenne à 40% de leurs possibilités, ces ZE ne font pas valoir assez d’atouts pour attirer massivement les capitaux. Certaines ZE ne disposent toujours pas d’un réseau d’infrastructures complet et n’accorde pas d’importance à l’amélioration du niveau de qualifications des ressources humaines. Pour résoudre ces problèmes, le ministère du Plan et de l’Investissement a pris des politiques en faveur du développement des ZE littorales, et mis en place des mécanismes de gestion de ces dernières. Précisément, il faut mobiliser les ressources et capitaux comme aides publiques pour le développement, investissement direct étranger, obligations gouvernementales pour développer des infrastructures importantes dans les ZE... Il est par ailleurs nécessaire d’élaborer un modèle spécifique applicable et appliqué dans toutes les ZE littorales. L’objectif étant, bien entendu, de faire valoir au maximum leurs potentiels.
Tùng Chi/CVN